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 Dupont de Ligonnes : sa mère parle : “Mon fils a été assassiné”

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Lucas-Martin
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MessageSujet: Dupont de Ligonnes : sa mère parle : “Mon fils a été assassiné”   Jeu 23 Juin - 1:04


Geneviève, 81 ans, qui vit dans un appartement versaillais décoré d’icônes et de croix, affirme que Dieu lui dicte des messages depuis des ­décennies. Comme sa fille Christine, 45 ans, elle est persuadée que le ­disparu n’est pas coupable mais mort, comme tous les siens.

C'est Geneviève, une petite femme toute frêle aux cheveux blancs, au teint clair et aux yeux couleur lavande, qui nous ouvre la porte, ­accompagnée de sa fille Christine. La quarantaine, brune, celle-ci porte une longue jupe claire, un pull blanc qui ne dévoile aucun centimètre de peau. Ses cheveux bruns sont dissimulés sous un foulard sombre. Les deux femmes nous introduisent dans leur salon aux fauteuils bleus délavés par le temps. Cette pièce ressemble à un temple. Autour de nous, une multitude d’images religieuses, un vieux livre pieux posé sur un chevalet. Mais ce qui frappe, c’est l’imposante Vierge en bois qui trône sur une table et dont on nous précise avec humour qu’elle n’a jamais suinté du sang comme cela a été écrit. Pas de meubles, de bibelots, de ­tableaux, encore moins de photos encadrées. Juste quelques esquisses de Geneviève, qui représentent l’étoile de David et la croix. Aucune télé. Seuls un téléphone fixe et une radio relient les deux femmes au monde extérieur, ainsi que de nombreux journaux cachés sous un drap que Geneviève soulève presque avec gêne.

Des coupures de presse relatant l’histoire de la ­famille s’amoncellent sur la table. Il y a aussi des cassettes audio, enregistrements d’émissions de radio réalisés par le compagnon de Christine, Bertram. On aperçoit des photos de Xavier de Ligonnès, radieux près de ses enfants et de sa femme, Agnès. La parfaite image d’Epinal. Celle d’une famille bourgeoise exemplaire. « Je lis tous les journaux qu’on m’apporte, avoue timidement Geneviève. Je regarde les photos de mon fils et de sa famille si belle, si heureuse… » L’émotion monte dans la voix de cette femme désorientée, fatiguée, qui ne cesse de répéter : « Que s’est-il passé ? Pourquoi ? » A 81 ans, ­Geneviève, très alerte, possède toutes ses facultés mentales. Seule petite faiblesse de l’âge, elle est malentendante et l’on doit parler fort. Des rides profondes soulignent le chagrin qui la ronge depuis deux mois. « J’ai longtemps pleuré à en avoir mal. J’essaie de comprendre. Je suis si lasse, mais ma foi en Dieu m’aide à tenir le coup. » On sent encore la présence de Xavier, qui a vécu dans cet appartement jusqu’à ses 18 ans.

« Je suis née à Versailles. J’habite cette maison depuis 1942. J’y ai vu mourir mon père, partir mon époux, grandir mes ­enfants. » « Voulez-vous visiter le reste de l’appartement ? » me propose-t-elle soudain. Je la suis. Le logis versaillais est spacieux, mais meublé sommairement. Dépouillé, presque vide. La cuisine, grande et claire, donne sur un jardin intérieur. La salle de bains, rustique, comporte une grande baignoire à l’ancienne. Geneviève me conduit vers sa chambre. Un lit à une place, un bureau et une cheminée où est placée une statuette de la Vierge Marie. Elle m’entraîne enfin vers la chambre toute blanche de son fils. Il reste des marques de fléchettes sur le placard. « Il y avait des posters collés, que j’ai retirés, précise-t-elle. Seuls le lit et l’armoire sont d’origine. C’est devenu une chambre d’amis. Quand les enfants vivaient tous ici, la maison ne désemplissait pas. Les copains des uns et des autres ­débarquaient, s’installaient, mangeaient, riaient… » Aujourd’hui, les journées des deux femmes sont rythmées deux fois par jour par la lecture des textes saints « pour ne pas sombrer complètement », comme elles disent. Il règne dans cette maison une atmosphère presque irréelle, comme si le temps s’était suspendu.

Le 8 avril, Xavier envoie cette lettre à Bertram, son beau-frère, qui l’a aidé financièrement. Il lui explique froidement, et en détail, comment toucher ses allocations chômage à sa place le plus longtemps possible. Lui-même et sa famille auront disparu, puisque, comme leprétend Xavier dans un autre courrier, tous partent aux Etats-Unis sous une nouvelle identité, dans le cadre d’une rocambolesque histoire d’espionnage. (Cliquez sur l'image pour agrandir le document)

Paris Match. Christine, il y a une semaine, vous révéliez le message que votre frère, Xavier, vous a laissé sur votre répondeur à 22 h 37 le 3 avril, date présumée du quintuple meurtre… Pourquoi avoir attendu deux mois après le drame pour le dévoiler ?
Christine de Ligonnès. Il faut remettre les choses dans leur contexte. Le 16 avril dernier, la police de Nantes nous appelle pour nous signaler la disparition de toute la famille. Nous suivons l’affaire à la radio, minute par minute. Nous ne dormons plus, nous ne vivons qu’à travers les informations. Nous apprenons ainsi la découverte des corps d’Agnès, de mes neveux et de ma nièce le 21 avril, comme tout le monde. J’ai informé la police du message que Xavier m’avait laissé. Elle ne m’a pas rappelée. La voix de mon frère était enjouée, légère, comme d’habitude. Il n’y avait rien qui laissait présager quoi que ce soit.

Il dit tout de même qu’il va coucher ses enfants… Etrange, pour quelqu’un qui a des adolescents !
C.L. Il me parlait toujours comme ça. Ce message est banal, anodin, comme ceux qu’il me laissait régulièrement. Cela fait vingt ans qu’il utilise l’expression “coucher les enfants”. Je le taquinais souvent là-dessus en lui disant qu’ils étaient grands maintenant et qu’ils n’avaient plus besoin d’être bordés. C’était une boutade entre nous !

Dès le lendemain, le 4 avril, vous le rappelez ?
C.L. Non, je lui ai juste envoyé un SMS. C’est lui qui m’a rappelée. Nous avons discuté pendant une demi-heure de choses et d’autres. Il m’a posé des questions sur mon compagnon, sur la santé de maman. Une conversation normale. C’est la dernière fois que je lui ai parlé...

Retrouvez la suite de cette interview exclusive dans notre magazine Paris Match, semaine du 23 au 29 juin 2011.


Source : Paris Match
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